Pieuvre ou poulpe : 2 noms pour un même animal

La pieuvre fait partie de la famille des céphalopodes qui peut être divisée en deux groupes : les coléoïdés comprenant les seiches, les calmars et la pieuvre puis les nautiloïdés ne comportant qu’une seule espèce, le nautile. Les coléoïdés possèdent une structure osseuse plus ou moins développée comme la seiche (os de seiche), le calmar (la plume), celle de la pieuvre ayant presque totalement disparue. La seiche et le calmar possèdent 10 bras au contraire de la pieuvre qui n’en possède que 8.

Petite précision, la pieuvre et le poulpe désigne exactement le même animal !

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La pieuvre, reine du camouflage

La pieuvre possède une peau très étonnante. En effet, celle-ci possède des millions de petites cellules appelées chromatophores, elles ont la particularité de changer de couleur et de forme (rayures, cercles, pointillés) instantanément, en une fraction de seconde. En effet leur peau est formée de trois couches de cellules qui contiennent des pigments jaunes, rouges et noirs. Ce n’est pas tout ! Certaines espèces peuvent même changer la texture de leur peau en imitant parfaitement les petits grains de sable, de rochers ou de cailloux. Ces transformations rapides d’apparence, qui seraient commandés par le cerveau, offrent à la pieuvre une formidable capacité de se fondre dans son environnement.

De plus, elle utilise un jet d’encre pour tromper son ennemi en cas de course poursuite ou lorsqu’elle se sent menacée. En effet, cela est une ruse assez efficace, car l’encre étant plus visqueuse que l’eau, celle-ci forme une tâche pouvant ressemblait à la pieuvre et ainsi berner son prédateur. Certaines encres peuvent être irritantes ou brouiller le système olfactif de l’animal.

La pieuvre peut changer la couleur de sa peau pour se camoufler

La pieuvre peut changer la couleur et la texture de sa peau pour se camoufler

Les tentacules, formidables outils d’explorations

Ce céphalopode possède en tout 8 bras, tentacules toutes arborées de centaines de ventouses. Ces ventouses sont un formidable moyen d’adhésion, d’exploration sensorielle, tactile et gustative. Ce sont peut-être les seuls animaux marins sur Terre à être capable de tenir, explorer et manipuler des objets. Le poulpe fait preuve d’une extrême délicatesse lorsqu’il tient un objet entre ses ventouses. Certains chercheurs ont montré que le poulpe peut distinguer deux objets très similaires ou encore mémoriser des objets qu’il a pu toucher durant quelques jours. Ils ont mis également en lumière que lorsque le poulpe est confronté à une tâche d’exploration d’un tube, il va utiliser un bras et chaque ventouse va exécuter une tâche précise qui peut être soit pour explorer ce tube, d’autres pour saisir l’objet et certaines pour faire avancer le bras.

Les tentacules de la pieuvre sont de vrais outils d'exploration

Les tentacules de la pieuvre sont de vrais outils d’exploration

Une maman poulpe attentionnée et dévouée

Les céphalopodes ne se reproduisent qu’une seule fois au court de leur courte vie. Après l’accouplement, la femelle du poulpe va pondre des œufs entre 15 et 30 jours sous forme de grappes qu’elle va accrocher dans son abri, souvent sous des rochers. Elle va les protéger sans relâche, les aérer en permanence pour les maintenir à une certaine température sans se nourrir jusqu’à leur éclosion et finit par mourir d’épuisement.

Une inspiration pour les chercheurs en robotique

Au-delà de son intelligence à pouvoir apprendre et ajuster son comportement selon une tâche ou un environnement précis, la pieuvre inspire des chercheurs quant à sa formidable flexibilité de ses membres, notamment de ses tentacules.

En effet, des scientifiques italiens se sont inspirés de cette animal pour créer un robot capable à la fois de rigidifier ou d’attendrir ses membres pour manipuler des organes avec une partie de son bras et l’autre partie lui permettant d’opérer. Cette avancée aurait pour objectif de réduire le nombre d’outils chirurgicaux lors d’une intervention.

Les scientifiques s'inspirent des tentacules et ventouses du poulpe

Les scientifiques s’inspirent des tentacules et ventouses du poulpe

Crédits photos : Andreas Schau ; cocoparisienne ;  Hermann Christ ; Alexandra_Koch 

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