Le panda géant vit dans les régions montagneuses de haute altitude en Chine. Véritable symbole des espèces menacées, sa morphologie attrayante et son allure pataude en ont fait l’une des espèces les plus populaires. Mais connaissez-vous tous les secrets de ce « Grand chat-ours » ?

1) Un carnivore herbivore

Une spécialisation pour le bambou

Bien qu’il fasse partie de l’Ordre des Carnivores, le panda géant se nourrit essentiellement de bambou. Occasionnellement, il peut également manger des insectes, des petits mammifères, des lézards, ou encore des œufs. Ce régime alimentaire le caractérise comme étant omnivore à tendance herbivore. Cependant, son système digestif est semblable à celui d’un carnivore, il lui est donc difficile de digérer la cellulose contenue dans le bambou, qui est, de surcroit, très pauvre en énergie. C’est pour cela qu’il doit en consommer en grande quantité : un panda géant peut passer 14 heures par jour à s’alimenter ! Le reste du temps est consacré au repos pour pouvoir économiser le peu d’énergie dont il dispose.

Un doigt en plus

Malgré ses caractéristiques physiques, telles que sa dentition, qui le classent parmi les Carnivores comme le lion, la hyène ou la loutre, le panda géant présente une particularité pour s’adapter à son alimentation : il est doté d’un sixième doigt opposable aux autres ! Celui-ci est en réalité un os modifié du poignet, appelé « os sésamoïde », qui permet à l’animal d’attraper et de manipuler correctement les cannes de bambou.

2) Une reproduction compliquée

Si la fragmentation de l’habitat du panda géant rend difficile les rencontres entre mâles et femelles, d’autres difficultés interviennent. Ces dernières ne présentent des chaleurs qu’une fois par an pendant trois semaines, et ne sont fécondables qu’un à trois jours seulement.

L’ovo-implantation différée, ou diapause embryonnaire, est une autre particularité de l’espèce. Après la fécondation, l’œuf cesse tout développement pendant six semaines à quatre mois et demi. Ainsi, les naissances peuvent avoir lieu à un moment propice afin d’augmenter les chances de survie des jeunes. Ce phénomène s’observe également chez d’autres mammifères comme le chevreuil, la souris, ou encore le kangourou. Ensuite, la phase réelle de gestation commence et dure environ cinquante jours.
Cependant, les cas de pseudo-gestation sont fréquents chez cette espèce. La femelle présente alors tous les signes comportementaux liés à une gestation : elle perd l’appétit et dors davantage.

3) Un ours pas comme les autres

La classification de ce mammifère a fait l’objet de nombreuses controverses au sein de la communauté scientifique. Longtemps considéré comme membre de la famille des ratons laveurs, ce plantigrade est aujourd’hui classé parmi les Ursidés, la famille des ours. Celle-ci regroupe l’ours noir d’Amérique, l’ours polaire, l’ours noir d’Asie, l’ours à lunette, l’ours lippu, l’ours malais ainsi que l’ours brun. Parmi eux, le panda géant est le seul membre du genre Ailuropoda.

4) L’autre panda

Le panda roux et son homonyme noir et blanc possédant de nombreuses similitudes, ils furent longtemps considérés comme appartenant à la même famille. Tous deux originaires d’Asie, ils fréquentent le même type d’habitat et partagent le même régime alimentaire basé sur le bambou. Autre caractère commun : le fameux sixième doigt opposable.

Différences entre le panda roux et le panda géant - Instinct Animal

Le panda roux a été découvert en 1825, bien avant le panda géant, découvert en 1869 !

De par ses ressemblances morphologiques avec les ratons laveurs, le petit panda a d’abord été classé parmi les Procyonidés, puis chez les Ursidés en raison de la similarité dans son ADN. Aujourd’hui, les scientifiques le considèrent comme membre de sa propre famille, les Ailuridés, dont il est le seul représentant. Il est ainsi inclus dans le grand taxon des Mustéloïdes, aux côtés des Mustélidés (loutres, martres), des Procyonidés (ratons laveurs) et des Méphitidés (mouffettes).

Grand et petit panda ne font donc pas partie de la même famille. En réalité, ils possèdent seulement un sous-ordre en commun, qu’ils partagent avec les Pinnipèdes, la famille des phoques ! 

 

Arbre phylogénétique des caniformes

Arbre phylogénétique des caniformes

5) Un ours noir et blanc

Les marques noires et blanches distinctives du panda géant, à l’origine de son air attachant, ont en réalité une fonction bien particulière selon les scientifiques.

Des couleurs pour se camoufler…

Les parties blanches de sa face et de son corps (dos, nuque, ventre et croupe) lui permettraient de se dissimuler dans l’environnement enneigé des régions montagneuses chinoises. Ses membres noirs assureraient ainsi son camouflage avec les ombres.

… et pour communiquer

Ses oreilles noires exprimeraient de la férocité selon les chercheurs, ce qui lui permettrait d’avertir et d’éloigner plus facilement les éventuels prédateurs. Quant aux tâches noires autours des yeux, celles-ci servirait plutôt à l’identification individuelle. Ainsi, chaque panda aurait des marques uniques les aidant à se reconnaitre entre eux, ou pour menacer un ennemi.

Le panda géant, mammifère carnivore de Chine - Instinct Animal

Le panda géant, mammifère carnivore de Chine – Instinct Animal

Crédits photos : Sophie Homsi ; cppr.asso-web.com 

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